Samedi 17 mai 2008
"Un jour, je serai là
Bien caché sous la terre
Et plus personne ne me verra
Regarder sous les jupes des filles

J'aurai du soleil dans les ch'veux
J'aurai des nuages dans les yeux
Je n'aurai plus peur des orages

Un jour, je ne serai plus
Je n'serai plus là pour personne
Et plus personne ne sera là
Pour exagérer sur ma pomme

J'aurai du soleil dans les ch'veux
J'aurai des nuages dans les yeux
Je n'aurai plus peur des orages
Du vide, et puis des araignées

Je n'aurai plus peur des orages."

Mickey 3D, Là (album "la Trêve")

Il n'y a pas d'inquiétudes à avoir. Pas avant quelques bonnes dizaines d'années je pense. Cet article un peu spécial, c'est juste parce que je viens de trouver mon épitaphe. Donc je vous prends tous comme témoins. Vous avez donc obligation, pour commencer, de vivre plus longtemps que moi, et ensuite de rapporter cet article à mes proches quand il le faudra. J'ai juste pris une citation bien connue, pas grand chose d'original, mais ça me plait.

" Pour vivre heureux, vivons couchés."

Je compte sur vous.
par emka
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Jeudi 15 mai 2008
Chaque jour, une nouvelle route. Tant que le vent pousse, y a qu'à se laisser guider. Sans jamais s'arrêter.



"Du Nord au Sud
Je vais loin
Je rêve en plein
Et si je veux, je reviens

Al quatro vientos sin esfuerzo
Del Norte al Sur sin pararse
A quatro viento sin esfuerso
Del Norte al Sur sin parrarme"

Louise Attaque, du Nord au Sud (album "Comme on a dit")

par emka
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Jeudi 15 mai 2008
"Vingt ans que j'attends, seul dans ma chambre
J'ai jamais rien fait de bien, jamais rien fait de mal
J'veux pas rester là, j'veux pas rester là
J'sais que tout s'en va, que tout s'ra toujours plus froid...

[...]

Vingt ans de services et de raison
Tu es si près de moi, mais tu me manques déjà

J'viens d'un désert...
J'viens d'un désert

J'vais au déluge"

Raphaël, T'apporter mon amour (Hôtel de l'Univers)


Peut-être connais-tu le complexe du porc-épic. Etrange animal couvert de pointes, le porc-épic se regroupe dans des arbres creux, des abris naturels, des cavités lorsque l'hiver approche. Et commence alors cet étrange dilemne pour ces étranges animaux. A mesure que le froid devient plus mordant, ils ne peuvent rester seuls, et se rapprochent les uns les autres pour partager leurs propres chaleurs. Mais plus ils se serrent, plus ils se blessent mutuellement, avec leurs piques.
Le même phénomène a été remarqué chez certaines personnes, donnant ce nom à ce complexe. Ces dernières ne savent pas comment se tenir avec leur entourage, et maintiènent une certaine distance, pour ne pas se sentir blessées. Dès qu'on s'approche d'elles, elles se mettent en retrait, comme par reflexe. La peur de souffrir, de ne pas assumer les sentiments, et toujours la crainte d'avoir mal au final.

Il est facile de se laisser prendre à ce jeu, à ce que j'appelle maintenant une illusion de l'esprit. On a tous souffert, on a tous morflé un jour. Mais on ne s'est pas tous couverts d'un manteau de piques.

Maintenant, est-ce que ça vaut la peine, pour moi, de ressortir cette vieille rangaine, de ressasser ce passé au goût de chewing-gum périmé ? J'pensais pas écrire ce message, j'pensais pas l'écrire pour toi. J'pensais pas aussi à ci ou à ça. Mais après, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Tu vois, c'est le genre de phrase qui, avant, me terrorisait, m'autorisait à rester planquer toute la journée dans ma chambre. Maintenant, je me permets de la sortir comme ça, nonchalament. Parce que j'ai pris, comme toi, goût à la liberté. Parce que les erreurs que je peux faire, chaque jour, ne me condamneront jamais à être quelqu'un de mieux, quelqu'un de bien. Parce qu'il fera beau, sans doute, demain. Comme pour une belle journée de Juin.
par emka publié dans : chroninutiles
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Vendredi 9 mai 2008


   Run (Setsuna)

Un peu de couleurs au milieu des mots. Et un profond merci à Lorelei, qui m'a accordé le droit de mettre sa peinture en ligne. Inspirée par le groupe Within Temptation.
par emka
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Mercredi 7 mai 2008
J'en ai marre. Je ne veux plus fuire...

"How can it feel this wrong ?"

par emka
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Lundi 5 mai 2008
"J'écris sur ce que j'endure
Les petites morts, sur les blessures
J'écris la peur, le manque d'amour
J'écris du coeur, mais c'est toujours
Sur ce que je n'ai pas pu dire
Pas pu vivre, pas su retenir
J'écris en vers, et contre tous
C'est toujours l'enfer qui me pousse
A jeter l'ancre sur le papier
La faute sur ceux qui m'ont laissé
Ecrire c'est toujours reculer
L'instant où tout s'est écroulé..."

Zazie, Sur Toi (album La Zizanie)

Je n'ai pas trouvé de paroles qui collaient mieux à cet article. Désolé...

Les Chroniques de l'Inutile, ce n'est pas un titre gratuit. Il n'a rien d'innocent. C'est un choix. Parce que, telles que j'envisageais ces chroniques, il s'agissait avant tout d'écrire, de parler de moi. De ne plus me taire sur certaines choses, de faire voir un peu la lumière du jour à trop de choses qui étaient trop profondément en moi. Parce qu'il est facile aussi de prendre un peu de son malheur, un peu de ses soucis, et d'en faire l'étalage aux autres. Beaucoup d'écrivains, de musiciens ont vécu et vivent honorablement comme ça. Si la forme que j'y mets fait que ça passe, la démarche est purement égoïste, et le plus souvent assumée. Les Chroniques de l'Inutile, ça devait aussi être le récit de mon parcours vers une vie meilleure. Comme prouver aux autres et à moi-même que je pouvais m'en sortir.
Or, aujourd'hui, j'estime que le plus dur est fait. Je viens de passer un des meilleurs week-ends de mon existence. Et je ne ressens même pas l'envie d'en parler. Ca semble tellement étrange, comme s'il y avait un énorme tabou autour du bonheur. Je me suis interdit pendant trop longtemps d'être heureux, et voilà qu'aujourd'hui je m'interdis encore d'en parler. Alors qu'avant, je sortais mes articles, je laissais couler le robinet des tourments, brodant par dessus sans aucun scrupule, je me retrouve maintenant devant mon écran, avec ces seules choses à dire. Ca va. Bien. Pour de vrai.
Et c'est dit.
par emka publié dans : chroninutiles
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Jeudi 1 mai 2008
Il arrive toujours doucement. Il s'installe, prend ses aises sans se presser. Les signes arrivent, peu à peu, d'abord discrets, puis de plus en plus évidents. Après l'hiver, c'est le retour de couleurs plus vertes qui ouvrent le bal. S'ensuit l'obstination des premières fleurs qui sortent de terre. Les airs accueillent les martinets, les hirondelles. Le soleil nous offre une ou deux, puis plusieurs avant-goûts de journées d'été. Les jours s'étirent, encore crispés par la rigueur hivernale, rouillés par les giboulées printanières. Les vêtements des filles s'allègent.
Pourtant, le signe le plus évident pour moi est le moins agréable. Peu de gens le savent, mais j'ai une sensibilité particulière à la lumière. Je ne supporte pas lorsqu'elle est trop forte. Il parait qu'on ne peut rien y faire, et même le port de lunettes de soleil ne change rien. Pour moi, l'été commence vraiment lorsque le soleil est si fort, si lumineux, que je ne peux pas regarder l'horizon. La gêne est telle que je ne peux faire autrement que baisser la tête et plisser les yeux.
Ajourd'hui, je peux le dire, l'été a déjà posé un pied sur le Forez. Quant au sens de cette crainte que j'ai de la lumière, il m'échappe encore totalement. Peut-être trop évident...

par emka
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