Jeudi 3 juillet 2008
Une chanson que j'aime bien jouer à la guitare... par contre, pour la chanter, c'est la cata (comme chaque fois que je chante)
"No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind (blue) green eyes
No one knows what it's like
To be hated
To be fated
To telling only lies
But my dreams, they aren't as empty
As my conscience seems to be
I have hours
Only, lonely
My love is vengence
But that's never free
No one knows what it's likeTo feel this feeling
Like I do
And I blame you"
Anthony Steward Head, Behind blue eyes (d'après The Who - OST Buffy the Vampire Slayer)
Pour savoir où on en est, face à soi-même, rien ne vaut un voyage. Certains lorgnent sur une destination qui "le fait". D'autres, plus philosophes sans doute, disent que le but ne vaut rien. Que seule la manière de l'atteindre compte. Le trajet est riche en enseignement. Peut-être. Ce que je retiens, moi, c'est que, quand on voyage, tout change. Le paysage, les gens qu'on rencontre. L'air qu'on respire. Le climat. La nourriture. Le nom des villages ou des villes. Parfois la langue. L'ambiance. Ce petit quelque chose, qui fait qu'on se sent bien ou mal quelque part. La seule chose qui ne change pas, c'est soi. C'est pour ça que, quand on voyage, on se retrouve face à soi. C'est pas facile à voir, tellement l'esprit est tourné vers tout ce qui est nouveau, tout ce qu'il découvre. Mais une fois la sensation de découverte dépassée, il ne reste plus que ça, que soi. Et ce qu'on voit, ça ne ment pas.
J'ai pris la route récemment, pour voir un peu la France. J'avais un but. Un coin sympa, resté dans ma mémoire, un bon souvenir d'enfance. Où deux chansons tournaient alors en boucle sur les ondes et dans ma part d'ombre, Mister Johns, des Counting Crows, et High hopes, de Pink Floyd (vieux titre remis au goût du jour, il paraît). J'avais un trajet, à faire en voiture, assez long pour me faire hésiter jusqu'au bout. J'ai d'ailleurs hésité avant de partir, jusqu'au dernier moment. Il y a eu l'étape qui faisait du bien, pour se ressourcer avec des potes. Puis je me suis lancé, finalement.
J'avais rien préparé, j'ai trouvé tout de suite un endroit pour dormir, un resto à ma convenance. J'ai posé mon sac, mes affaires, je me suis installé, j'ai pris une douche. Et je suis parti, à la rencontre de moi-même. J'en avais besoin, j'avais besoin de çà. Pour pouvoir arriver à me regarder dans une glace un jour, pour pouvoir m'apprécier enfin. Si je me supportais pas moi-même pendant deux jours, dans une solitude choisie plutôt que subie, alors à quoi bon ? J'ai fait plus que supporter, j'ai même apprécié ce moment. Et j'ai compris pas mal de choses, sur mes voyages précédents notamment.
J'en suis revenu plus serein, plus posé. Il me reste encore pas mal de chemin à faire, pas sur les routes, face à moi, avec moi, mais j'apprends. Doucement.
"No one knows what it's like
To be the bad man
To be the sad man
Behind (blue) green eyes
No one knows what it's like
To be hated
To be fated
To telling only lies
But my dreams, they aren't as empty
As my conscience seems to be
I have hours
Only, lonely
My love is vengence
But that's never free
No one knows what it's likeTo feel this feeling
Like I do
And I blame you"
Anthony Steward Head, Behind blue eyes (d'après The Who - OST Buffy the Vampire Slayer)
Pour savoir où on en est, face à soi-même, rien ne vaut un voyage. Certains lorgnent sur une destination qui "le fait". D'autres, plus philosophes sans doute, disent que le but ne vaut rien. Que seule la manière de l'atteindre compte. Le trajet est riche en enseignement. Peut-être. Ce que je retiens, moi, c'est que, quand on voyage, tout change. Le paysage, les gens qu'on rencontre. L'air qu'on respire. Le climat. La nourriture. Le nom des villages ou des villes. Parfois la langue. L'ambiance. Ce petit quelque chose, qui fait qu'on se sent bien ou mal quelque part. La seule chose qui ne change pas, c'est soi. C'est pour ça que, quand on voyage, on se retrouve face à soi. C'est pas facile à voir, tellement l'esprit est tourné vers tout ce qui est nouveau, tout ce qu'il découvre. Mais une fois la sensation de découverte dépassée, il ne reste plus que ça, que soi. Et ce qu'on voit, ça ne ment pas.
J'ai pris la route récemment, pour voir un peu la France. J'avais un but. Un coin sympa, resté dans ma mémoire, un bon souvenir d'enfance. Où deux chansons tournaient alors en boucle sur les ondes et dans ma part d'ombre, Mister Johns, des Counting Crows, et High hopes, de Pink Floyd (vieux titre remis au goût du jour, il paraît). J'avais un trajet, à faire en voiture, assez long pour me faire hésiter jusqu'au bout. J'ai d'ailleurs hésité avant de partir, jusqu'au dernier moment. Il y a eu l'étape qui faisait du bien, pour se ressourcer avec des potes. Puis je me suis lancé, finalement.
J'avais rien préparé, j'ai trouvé tout de suite un endroit pour dormir, un resto à ma convenance. J'ai posé mon sac, mes affaires, je me suis installé, j'ai pris une douche. Et je suis parti, à la rencontre de moi-même. J'en avais besoin, j'avais besoin de çà. Pour pouvoir arriver à me regarder dans une glace un jour, pour pouvoir m'apprécier enfin. Si je me supportais pas moi-même pendant deux jours, dans une solitude choisie plutôt que subie, alors à quoi bon ? J'ai fait plus que supporter, j'ai même apprécié ce moment. Et j'ai compris pas mal de choses, sur mes voyages précédents notamment.
J'en suis revenu plus serein, plus posé. Il me reste encore pas mal de chemin à faire, pas sur les routes, face à moi, avec moi, mais j'apprends. Doucement.

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