Salut.
Je pourrais écrire sur plein de trucs. Ce boulot où j'accumule les heures en ce moment, et l'expérience, sans vraiment savoir si ce que je fais tient la route ou pas. Le fait d'avoir revu une
bonne amie, et parlé, de tant de choses, avec légèreté. Le dévalisage en bonne et due forme d'un pauvre restaurant japonais de self-service qui n'avait pas demandé à croiser ma route. Les petits
moments de rien de cette solitude assassine. Ces putains d'illusions toujours à me barrer la route, à vouloir faire de moi un type paumé, à côté de ses pompes, en dessous du niveau des mers,
coincé dans son monde comme dans un bocal à poissons, un de ces personnages hermétiques à La Réalité.
Mais non. Je préfère parler de cette étrange rencontre... Pour la première fois de ma vie, alors que je rentrais chez moi, la nuit déjà posée sur ma pelouse depuis un moment, j'y ai croisé un
hérisson. J'en avais déjà vu bien sûr en vrai, le plus souvent hélas en carcasses étalées au bord des routes. Mais pas là, devant ma maison, chez moi. Je ne pouvais pas passer sans lui laisser un
présent (de haute valeur dans ma propre échelle), une tartelette au parfum fraise, car ces bêtes-là sont aussi friandes de sucreries que d'insectes nuisibles et de serpents. Ca sera sans doute
difficile de faire en sorte qu'il reste. Un début de réponse demain, je verrai si mon biscuit aura été simplement mordu, déchiqueté, ou même entièrement avalé. J'en reste persuadé cependant, les
grands esprits se rencontrent...
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